27 février 2024
Edito

Novembre 2015

« Je me refuse de divertir le pécheur … »

« C’est pourquoi ainsi parle l’Éternel : Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi ; si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C’est à eux de revenir à toi, mais ce n’est pas à toi de retourner vers eux » (Jér 15.19). « Éloigne de moi le bruit de tes cantiques …  » (Amos 5.23).

Je pense qu’aujourd’hui Satan nous propose une fausse œuvre d’évangélisation qui nous satisfait tout en nous trompant, de sorte que nous n’aspirons plus à l’authentique. Le très sérieux danger est là de prêcher un « Jésus populaire ». Pour gagner les perdus, le prédicateur, bien que sincère, ne présente qu’un aspect faussé de la vie chrétienne : le bonheur d’être sauvé. Dans notre souci de gagner les gens du monde, nous avons donné l’impression que l’Évangile est un message tout à fait édulcoré. Il y a trop de rires dans nos églises et pas assez de larmes. En ce qui me concerne, je me refuse pleinement d’amuser les gens, pas davantage les croyants plus âgés qui souvent sont froids et charnels, que les Jeunes qui manquent de profondeur, de bonnes dispositions spirituelles et n’éprouvent pas le besoin de sonder les profondeurs de Dieu.

Par-dessus tout, je me refuse de divertir des pécheurs qui sont en chemin vers l’enfer. Je prêche comme Richard Baxter (théologien puritain anglais, 1615-1691, poète et apologiste), comme un mortel à des hommes et des femmes mortels. Je ne voudrais pas, qu’un jour, des âmes dans l’étang de feu me maudissent, disant :  » Oui, je m’étais rendu à une réunion d’évangélisation, mais le prédicateur ne cessait de faire des blagues et d’amuser les gens. Le christianisme devenait un théâtre ridicule ! » L’ancienne méthode d’évangélisation consistait à faire verser des larmes sur leurs péchés à l’assistance et à se repentir, tandis que la moderne, à la « Hollywood », consiste à la faire rire : « Êtes-vous tous contents ? Alors dites amen ! » Aujourd’hui, on entend dire :  » Nos chœurs et nos cantiques doivent se chanter sur des airs fortement rythmés … sinon nous ne pouvons pas nous amuser [ndlr : et les gens ne viennent pas] « · Voilà la raison pour laquelle il y a un tel manque de conviction de péché dans l’évangélisation actuelle. Le Saint-Esprit ne peut pas agir dans une atmosphère de légèreté.
James A. Steward

Article tiré de la revue « La Bonne Nouvelle » du 3/2015